Poésie

De ma mémoire à mon mémoire

Jean-David Christinat

Première édition: 2008
Réedition: 2009
Editeur: Editions à la Carte
Nombre de pages: 187
ISBN: 978-2-88464-983-4
CHF 50.00
Troisième édition - février 2009 Hypocrisie assumée Bienvenue dans le monde des syllabes, des couplets Articulation de mots désarticulés J’ai comme un vertige, comme une nausée, des relents ! Mais tout va très bien tant que je n’ai pas de blanc L’écriture est une hypocrisie assumée Une expression détournée, tournée sur papier Mon langage est de faire preuve de mes coups de rage Je m’arrange, dure épreuve, accepter mon image L’écriture est une roulette ruse permanente Une sorte de tranquillité éprouvante Avec laquelle je me charge de les déjouer Les surprises qui pourraient ma bonne humeur gâcher Barres sur les T, points sur les i, queues dans les Q Si j’écris c’est un prétexte pour parler de cul Ça me fait du bien par où je le place, bonheur Pas assez hypocrite pour cacher ce bonheur ! Bienvenue dans le monde des syllabes, des couplets Articulation de mots désarticulés Soulagement inscrit à jamais dans l’histoire Les poètes se raconteraient-ils des histoires ? Contact pour acquérir l'ouvrage: Jean-David CHRISTINAT Chemin de la Creuse 4 1020 Renens Préface de Jean Grin Lorsque Jean David Christinat me fit l’amitié de me demander de préfacer la deuxième édition de son recueil de poèmes, je fis œuvre de tâcheron et je me suis alors borné à ce que je sais faire le plus facilement : le lire, en comparant les deux versions du même livre, relevant les différences les plus évidentes, l’apparition de textes plus récents, la disparition de certains anciens. J’interrogeais également les motivations d’une telle sélection : le poète, fort de sa première publication, avait-il pris note des remarques et critiques de ses lecteurs pour écarter de la sorte des textes mal accueillis ? Aurait-il opéré par une volonté délibérée de ne pas reproduire des vers moins bien élaborés ? Il me semblait que non, que sa volonté consistait plus à donner à l’ensemble du livre une plus grande cohérence, tant au niveau du ton que du sens. Au passage, j’avais relevé la disparition de certains poèmes qui, pourtant, m’avaient beaucoup plu. Pour le dire en d’autres termes, je m’étais permis, sous couvert de cet exercice de préfacier auquel je dois bien avoir ne pas (encore ?) être accoutumé, à de sagaces conseils, prétextant de la génération qui nous sépare. Manifestement, puisqu’il insistait tant à ce que je récidive pour la troisième édition, j’ai dû constater, à le lire, qu’il n’en avait pas tenu compte. Je ne saurais l’en blâmer… Ce qui caractérise la démarche de Jean-David Christinat, c’est une certaine liberté – voire une liberté certaine – prise envers la poésie et la syntaxe. Cela lui confère l’avantage de dire les mêmes choses que ses prédécesseurs, mais de manière originale, ou d’aborder des thèmes moins usuels. C’est sans doute dans ce souci de rester indépendant, de personnaliser son écriture qu’il a eu la bonne idée de ne pas tenir compte de mes commentaires. Il serait malheureux qu’un créateur se sente obligé de suivre les directives de la critique. De cette nouvelle parution, il convient d’en retenir essentiellement deux éléments – sans aborder les nouveaux textes ici proposés, ce qui a l’avantage d’en réserver la surprise au lecteur. En premier lieu, l’ampleur prise par le volume. La deuxième édition ne comportait qu’une quinzaine de pages de plus que la première. A ce jour, c’est l’équivalent du tiers qui s’y ajoute. En second lieu, c’est la fidélité accordée au titre, toujours De ma mémoire à mon mémoire . Il serait loisible, dans le cadre d’une exploration rapide du livre de n’y voir qu’un plaisant jeu de mots ; mais ce serait aller vite en besogne et passer à côté de l’essentiel. La mémoire renvoie à cette faculté de conserver au présent ce qui appartient au passé. Au sens psychologique, c’est l’ensemble des fonctions psychiques qui permettent le rappel et la connaissance des souvenirs et là, de suite, apparaît une dimension subjective intéressante : la mémoire est sélective et fonctionne, le plus souvent, en fonction non de l’importance des faits, mais des affects qui y sont rattachés. Plus récemment, avec l’apparition des nouvelles technologies – l’informatique, notamment – le terme fait référence à la capacité de stocker des informations destinées à une utilisation ultérieure. Pour ne rien omettre, il faudrait encore mentionner ses apparentements avec la notion de renommée. L e mémoire – dont il conviendrait peut-être de rappeler ici qu’il s’agit d’un mot d’origine à la fois juridique et économique – évoque tout à la fois, suivant le contexte, une dissertation adressée à une société savante ou, s’il est utilisé au pluriel une relation écrite qu’une personne fait d’événements auxquels elle a pris part ou dont elle a été le témoin. Nous sommes donc prévenus. L’auteur joue de la polysémie des expressions et des formules. Au lecteur d’y être attentif : un mot peut en cacher un autre et si tel s’avère le cas, il n’est pas certain que le sens n’en soit pas affecté… Jean Grin A nimateur de la revue “Axolotl” Vice-président de l’Association Vaudoise des Ecrivains

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